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Yoan Mudry: Don't feed the cat

Current exhibition
7 February - 7 March 2026
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Overview
Yoan Mudry, Do not expect too much, 2025, acrylique et huile sur toile, 160x120cm
Yoan Mudry, Do not expect too much, 2025, acrylique et huile sur toile, 160x120cm
« N’attendez pas trop de la fin du monde ». Cette injonction à la méfiance, un peu vague, formulée discrètement, presque murmurée par l’une des peintures de l’exposition, est d’abord assez énigmatique. Elle pourrait constituer une sorte d’équivalent millénariste à « Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ». Servir, pourquoi pas, de dicton populaire à l’Âge de l’Effondrement (spoiler : c’est le nôtre) ? Mais tout s’éclaire si on l’interprète dans le contexte spécifique de la culture visuelle pop occidentale : il se pourrait que la fin du monde ne produise aucune belle représentation, aucune scène grandiose, aucun spectacle admirable. Bref, rien de comparable à ces images photogéniques d’apocalypses dont nous sommes abreuvé·es de plus en plus intensément depuis juillet 1945.
Si la question de savoir ce qui remplacera notre vieille grammaire visuelle de la catastrophe reste ouverte, l’exposition de Yoan Mudry propose des réponses sous la forme de palmiers qui n’ont rien à faire en intérieur, d’une plateforme pétrolière installée en pleine mer, d’espèces frappées d’extinction. Il thématise ici très explicitement le sujet de l’effondrement, à partir de figures qui ne se limitent pas à la représentation d’un cataclysme brutal mais se caractérisent au contraire par des durées variant du très long au très rapide.
 
Depuis 2010, Yoan Mudry travaille par appropriation d’images et de textes trouvés dans leur grande majorité en ligne. Il élabore des collages sur Photoshop, plusieurs versions, jusqu’à parvenir à une composition qui le satisfasse, et que les images « fassent corps ». Il n’y a pas de règle : la composition peut s’appuyer sur une analogie formelle ou sur une association inattendue. Cette méthodologie pop apparaît en Angleterre à la fin des années 1940 chez des artistes bouleversés par les destructions de la guerre (et leurs images), et qui mènent leurs expérimentations à partir de contenus empruntés à la culture de masse, importés en grande partie des États-Unis. Chez Mudry, la nature des sources a évolué, mais le principe est le même: il s’agit de mélanger les langages visuels anonymes pour créer différents niveaux d’accessibilité, inviter tout le monde dans la boucle pour explorer collectivement le paysage technologique de l’époque. Il s’intéresse aux mécanismes visuels de la publicité et du marketing, comme aux formes nouvelles de manipulation algorithmique qui caractérisent le capitalisme digital. La séduction des images et la captation de l’attention sont ainsi pour lui un sujet, autant qu’une méthode, l’humour, les cartoons, la palette lumineuse, colorée des écrans, le sublime technologique, les couchers de soleil, ou encore le trompe-l’œil constituant autant de pièges pour attirer les spectateur·ices.
 
Yoan Mudry passe des semaines en tête-à-tête avec ses images. L’étape de la peinture qui suit celle du collage peut même durer des mois. Cette opération de transposition de l’écran à l’huile sur toile implique bien entendu une grande maîtrise technique. Elle inscrit aussi son travail dans la tradition post-conceptuelle de la Pictures Generation, et son lot de questions : pourquoi peindre au lieu d’imprimer ? Pourquoi peindre soi-même au lieu de déléguer ? Réitérer des codes visuels (en l’occurrence de la publicité, des cultures web, ou du cinéma mainstream) permet-il de les critiquer ? Et où se trouve la limite entre la critique et la complicité? En guise de réponse, on pourra souligner que le long face-à-face de Yoan Mudry avec les images atteste aujourd’hui de la possibilité d’une attention soutenue, et offre une alternative à la production automatisée des images. « Ce que j’essaie de faire avec la peinture, explique-t-il simplement, c’est de me rapprocher de la figure de l’artisan ».
De manière significative, l’œuvre qui a le plus coûté à l’artiste est aussi celle par laquelle il affirme de la manière la plus claire en date son rapport à la peinture. La vague qui occupe un large mur de la galerie est sa première incursion dans un format monumental, autant qu’une allégorie de l’histoire longue de ce medium. Une histoire constituée par des générations successives de peintres qui se sont affrontés au difficile exercice de représenter cette surface bouillonnante, mousseuse, liquide, pour leur seul plaisir.
 
Jill Gasparina
 
 

 

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Works
  • Yoan Mudry, Earth Sucks, 2025
    Yoan Mudry, Earth Sucks, 2025
  • Yoan Mudry, Ooouuiiiwiouiuiuiwii, 2025
    Yoan Mudry, Ooouuiiiwiouiuiuiwii, 2025
  • Yoan Mudry, The Wave, 2025
    Yoan Mudry, The Wave, 2025

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