
Sheila Hicks
VERS DES HORIZONS INCONNUS, 2023
Pigmented acrylic fibers
600 cm (236 1/4 in.)
L’infini, c’est la notion qui constitue l’essence de la colonne érigée par Sheila Hicks sur le parvis de l’Institut de France. L’infini comme limite aussi indéfinissable qu’inatteignable, l’infini comme une...
L’infini, c’est la notion qui constitue l’essence de la colonne érigée par Sheila Hicks sur le parvis de l’Institut de France.
L’infini comme limite aussi indéfinissable qu’inatteignable, l’infini comme une manière d’aller tutoyer le ciel, l’infini comme promesse de découvertes inattendues et d’aller arpenter l’inconnu.
Tout comme la Colonne sans fin (1938) de Constantin Brancusi, la sculpture de Sheila Hicks s’impose dans une verticalité qui vient défier l’espace en semblant en repousser les frontières, en faisant mine d’aller « crever le plafond », comme s’il s’agissait de s’élancer en un mouvement ascensionnel direct afin d’espérer atteindre un au-delà indéfinissable.
Ce sont des pigments minéraux venus de Turquie qui, associés à de l’acrylique, permettent de constituer la fibre qui elle-même, une fois torsadée, donne naissance à des fils venant édifier l’ensemble. À travers un processus d’addition de la matière – et non de soustraction comme souvent dans la sculpture –, qui de même confine à l’idée d’avancer vers l’infini, la colonne mêle une variété de coloris conférant au tout un caractère changeant, en fonction de la rotation à 360 degrés qui s’opère.
Ce faisant, l’œuvre devient évolutive et changeante, délivrant des images et des perceptions qui elles aussi semblent devoir être infinies.
-Frédéric Bonnet
The concept of infinity embodies the column erected by Sheila Hicks on the square in front of the Institut de France.
Infinity, as a limit, is as indefinable as it is unattainable: infinity as a way of approaching the sky, infinity as a promise of unexpected discoveries and of exploring the unknown.
Just like Constantin Brancusi's Endless Column (1938), the verticality of Sheila Hicks’ sculpture imposingly challenges space by seemingly pushing its boundaries, as if to “burst through the ceiling”—as if to directly ascend upward in the hopes of reaching an indefinable beyond.
The fibers, made up of mineral pigments from Turkey combined with acrylic, once twisted, constitute threads that build the ensemble. Through a process of added material (rather than subtracted, as often in the case in sculpture)—which also verges on the idea of advancing towards infinity—the column mixes a variety of colors, conferring on the whole an alternating character, depending on the 360-degree rotation.
In doing so, the work evolves and changes, delivering images and perceptions which also seem to be infinite.
-Frédéric Bonnet
L’infini comme limite aussi indéfinissable qu’inatteignable, l’infini comme une manière d’aller tutoyer le ciel, l’infini comme promesse de découvertes inattendues et d’aller arpenter l’inconnu.
Tout comme la Colonne sans fin (1938) de Constantin Brancusi, la sculpture de Sheila Hicks s’impose dans une verticalité qui vient défier l’espace en semblant en repousser les frontières, en faisant mine d’aller « crever le plafond », comme s’il s’agissait de s’élancer en un mouvement ascensionnel direct afin d’espérer atteindre un au-delà indéfinissable.
Ce sont des pigments minéraux venus de Turquie qui, associés à de l’acrylique, permettent de constituer la fibre qui elle-même, une fois torsadée, donne naissance à des fils venant édifier l’ensemble. À travers un processus d’addition de la matière – et non de soustraction comme souvent dans la sculpture –, qui de même confine à l’idée d’avancer vers l’infini, la colonne mêle une variété de coloris conférant au tout un caractère changeant, en fonction de la rotation à 360 degrés qui s’opère.
Ce faisant, l’œuvre devient évolutive et changeante, délivrant des images et des perceptions qui elles aussi semblent devoir être infinies.
-Frédéric Bonnet
The concept of infinity embodies the column erected by Sheila Hicks on the square in front of the Institut de France.
Infinity, as a limit, is as indefinable as it is unattainable: infinity as a way of approaching the sky, infinity as a promise of unexpected discoveries and of exploring the unknown.
Just like Constantin Brancusi's Endless Column (1938), the verticality of Sheila Hicks’ sculpture imposingly challenges space by seemingly pushing its boundaries, as if to “burst through the ceiling”—as if to directly ascend upward in the hopes of reaching an indefinable beyond.
The fibers, made up of mineral pigments from Turkey combined with acrylic, once twisted, constitute threads that build the ensemble. Through a process of added material (rather than subtracted, as often in the case in sculpture)—which also verges on the idea of advancing towards infinity—the column mixes a variety of colors, conferring on the whole an alternating character, depending on the 360-degree rotation.
In doing so, the work evolves and changes, delivering images and perceptions which also seem to be infinite.
-Frédéric Bonnet
Exhibitions
Sheila Hicks, Off Grid, The Hepworth Wakefield, United Kingdom, 2022Légendes Botaniques, Biennale d’Art Contemporain, Château de Menthon Saint-Bernard, Annecy, France, 2023
Sheila Hicks, VERS DES HORIZONS INCONNUS, 2023 Installation at Parvis de l’Institut de France, Paris, France, 2024
Habiter le Monde, Le Château – Centre d’Art Contemporain et du Patrimoine d’Aubenas, Aubenas, France, 2024